[TEMOIGNAGE] « Aujourd’hui, je ne pourrais tout simplement pas m’en passer »

Publié le 25 octobre 2018

Interview d’Olivier Bozec, utilisateur de Tadeo chez Safran Electronics & Défense

Utilisiez-vous Tadeo au début de votre carrière ?
Lorsque j’ai été embauché à la SNECMA, groupe Safran, en tant qu’implanteur et routeur de cartes électroniques en mars 2000, je n’utilisais pas Tadeo. J’ai passé les dix premières années de ma carrière sans cet outil. Je faisais tout par mail. Ensuite, via en faisant des recherches sur internet, j’ai découvert Tadeo. J’ai donc pris l’initiative d’en parler à mon médecin du travail. A l’époque, c’était quelque chose de nouveau, donc cela a pris du temps, trois ans en tout…

 

Qu’est-ce que cela a changé pour vous ?
Au début de ma carrière, nous étions seulement quelques personnes sourdes dans l’entreprise . Nous avions une communication de base avec nos collègues, nous ne pouvions pas téléphoner, nous nous sentions inférieurs aux autres. Le jour où j’ai découvert Tadeo, je me suis battu pour l’obtenir. Quand je l’ai eu, le premier jour, j’ai tout de suite téléphoné à ma famille. Je voulais montrer que je pouvais téléphoner comme un entendant. Ensuite, j’ai dû m’approprier l’outil bien sûr et une fois que cela était fait, j’ai eu accès à beaucoup plus d’informations de la part de mes collègues. Je me suis rendu compte que j’avais de véritables compétences, qu’elles étaient reconnues et appréciées, que je travaillais aussi plus vite…

 

Cet outil a donc contribué à votre évolution professionnelle ?
Oui bien-sûr, j’en suis à mon troisième métier au sein de Safran. Après avoir été implanteur et routeur de cartes électroniques, je suis devenu bibliothécaire des composants électroniques, puis pilote obsolescences composants. Ce sont des postes qui demandent de passer beaucoup d’appels à l’extérieur vers des entreprises et des fabricants avec lesquels nous travaillons. Tadeo, me permet également de suivre toutes les réunions, tous les échanges. Je ne perds aucune information. Désormais chez Safran, les personnes sourdes reçoivent Tadeo dans les quinze jours suivant leur arrivée, y compris celles en contrat d’apprentissage. Les choses ont considérablement évolué ces dernières années.

 

En huit ans, avez-vous créé des liens avec les interprètes ?
Nous nous connaissons et nous nous apprécions. Ils sont très sympathiques et très professionnels. Nous travaillons vraiment bien ensemble. J’évolue dans un contexte hyper-technique, donc j’essaye aussi de faire de l’humour, de rendre les choses plus agréables à traduire.

 

En un mot, Tadeo c’est quoi pour vous ?
Tadeo, c’est mon téléphone. Par ailleurs, dans les réunions, cet outil oblige les entendants à être rigoureux. Mes collègues doivent prendre la parole chacun à leur tour et s’écouter. L’interprète ne peut sinon pas traduire. C’est ainsi bénéfique pour l’ensemble du collectif. Aujourd’hui, je ne pourrais tout simplement pas m’en passer.

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